Le 16 juin, Performance Watcher a tenu son premier Connect & Share à l’Hôtel Baur au Lac à Zurich, délibérément plus ouvert que ce qui avait précédé. Plus tôt dans l’année, un Users Club à Genève avait réuni des clients dans un cadre fermé, axé sur la pratique. Cette fois, l’invitation s’est élargie : partenaires, amis de la maison, membres de la communauté qui font face aux mêmes défis au quotidien, qu’ils soient déjà sur la plateforme ou non.
Le secteur a un problème de vocabulaire. « Expérimenté, indépendant, orienté client, résultats solides. » Chaque cabinet le dit. Ce qui signifie que le dire ne veut plus rien dire. La soirée était construite autour de ce qui vient après.
Une conversation sur scène avec Pierre-Yves Formaz
Peu de personnes peuvent aborder ce fossé des deux côtés. Pierre-Yves Formaz le peut. Avant de fonder FormInvest en 2012, il a passé vingt-deux ans chez UBS, dont les dix derniers en tant que conseiller en investissement auprès de clients fortunés au Moyen-Orient. Il sait ce qu’est le secteur vu de l’intérieur d’une grande institution. Depuis quatorze ans, il construit quelque chose entièrement en dehors : indépendance totale, pas de produits maison, pas de rétrocessions, pas de structure institutionnelle sur laquelle s’appuyer. Avoir vécu les deux côtés lui confère une perspective rare, et c’est précisément ce qui a rendu cette conversation utile pour la salle.
Le dialogue avec Pierre-Alexandre Rousselot, CEO de Performance Watcher, a porté sur le chemin qui mène de savoir que l’on performe bien à pouvoir le prouver, et sur ce qui change une fois que c’est acquis.
Transformer les résultats en quelque chose de vérifiable
FormInvest a souscrit à Performance Watcher en septembre 2022, après sa première vérification GIPS. Les deux répondent à des questions différentes. GIPS mesure une société par rapport à ses propres benchmarks sur un historique long et audité. Performance Watcher la mesure par rapport à ses pairs, mis à jour en continu, sur une plateforme neutre que tout prospect peut vérifier lui-même. « Réunissez les deux », a dit Pierre-Yves, « et vous obtenez un tableau très difficile à contester. C’est la différence entre « faites-nous confiance » et : voici les preuves, de deux sources indépendantes. Jugez par vous-même. »
Ce qui s’est passé en mars
Les récentes turbulences ont été abordées, sans détour. Pierre-Yves a décrit comment ses clients sont restés calmes pendant la correction, non pas grâce à des paroles rassurantes, mais parce que les données étaient là. Un moment lui est resté en mémoire : une cliente qui avait toujours suivi son portefeuille de façon émotionnelle, anxieuse au moindre repli. Lorsqu’ils ont ouvert la plateforme au pire moment de la correction, elle a vu immédiatement que son portefeuille se classait dans le premier quartile depuis le début de l’année, dans le top 5 % depuis l’inception. « On pouvait littéralement sentir l’anxiété quitter la pièce », a-t-il dit. « La conversation s’est orientée vers les objectifs à long terme. » Les données ont fait ce que les mots n’avaient pas pu faire.
La discipline comme véritable risque concurrentiel
Interrogé sur ce qu’il craignait le plus pour FormInvest, Pierre-Yves n’a mentionné ni les marchés, ni la réglementation, ni la concurrence. « Le plus grand risque est interne. Le jour où l’on commence à dévier de notre philosophie, le jour où l’on court après une tendance parce que les pairs en parlent : c’est ce jour-là que l’approche commence à échouer. » La salle s’est tue.
Questions de la salle
Une question de la salle a résonné : si le benchmarking entre pairs vous indique où vous vous situez par rapport aux autres, risque-t-il d’influencer vos décisions d’investissement ? La réponse de Pierre-Yves était claire. Le benchmark est une information, pas une instruction. Savoir où vous vous classez ne doit pas, et ne devrait pas, changer ce que vous décidez d’investir. Votre portefeuille est votre signature d’investissement. Il reflète vos propres convictions, votre propre lecture du marché, les principes sur lesquels vous avez bâti votre approche. Le moment où les données de vos pairs commencent à façonner ces décisions plutôt qu’à les éclairer, vous perdez ce qui fait la valeur de votre démarche. Voir des pairs prendre une position n’est pas une raison de les suivre. C’est une raison de comprendre pourquoi vous ne le faites pas.
Apéro et échanges libres
Lorsque la partie formelle s’est terminée, les conversations ont continué dans leur propre direction.
Les thèmes abordés sur scène par Pierre-Yves ont trouvé un écho dans les échanges de la salle : comment prouver la performance plutôt que de simplement l’affirmer, comment maintenir la discipline quand les marchés poussent à agir, comment les clients réagissent aux données plutôt qu’aux mots. Des questions rarement nommées dans un cadre formel ont émergé : comment maintenir la confiance d’un client dans un trimestre difficile, ce qu’il faut vraiment pour se démarquer quand chaque pitch se ressemble.
Connect & Share a été créé exactement pour cela : réunir des professionnels aux expertises et perspectives différentes, et laisser la conversation aller là où elle doit aller.
Une communauté qui grandit
La communauté est au cœur de Performance Watcher. La plateforme est un standard commun, mais la valeur qu’elle crée dépend des personnes qui la construisent ensemble. Des soirées comme celle-ci sont là où cette communauté prend forme. La voir grandir est ce qui fait avancer cette série.
Le prochain Connect & Share sera annoncé prochainement. Si vous souhaitez y participer, ou si vous êtes ouvert à partager votre expérience lors d’une future session, contactez-nous.









